Ayline Olukman

Née en 81 à Strasbourg , voici ce qu'elle dit de son travail

"Je peins au moyen de la photographie. Ce travail a commencé avec la réappropriation de vieilles photographies de famille récupérées dans les marchés aux puces. Cet état d’abandon et l’idée que le souvenir pouvait s’acheter m’a beaucoup interrogé. J’ai cherché à comprendre. Je les ai alors agrandies, sérigraphiées, encore et encore. Le sens initial de l’image se transformait sous l’action de ma propre mémoire.

Ces existences restent suspendues, l’instantané fait face à l’imperturbable densité du temps qui passe. À mesure des impressions, les images perdent de leur légèreté, la répétition de l’acte sérigraphique prend une nouvelle dimension, l’impression s’agrippe au présent.

 

 

 

A OLUKMAN 2016
A OLUKMAN 2012
A OLUKMAN 2012
A OLUKMAN 2016
A OLUKMAN 2016
A OLUKMAN 2012
A OLUKMAN 2012
A OLUKMAN 2016
A OLUKMAN 2016
A OLUKMAN 2016
A OLUKMAN 2016
A OLUKMAN 2016
A OLUKMAN 2016
A OLUKMAN 2016
A OLUKMAN 2016
A OLUKMAN 2012
A OLUKMAN 2016
A OLUKMAN 2012
A OLUKMAN 2016
A OLUKMAN 2016
A OLUKMAN 2012
A OLUKMAN 2012
A OLUKMAN 2012

Plus récemment, mon choix iconographique s’est déplacé vers le paysage urbain, périurbain, industriel. En constante recherche d’image et d’affirmation de ma propre démarche photographique,j’y ai reporté mes recherches sur le temps. Ces paysages s’ouvrent à ma projection, leur vide me renvoi à ma solitude. J’ai photographié ces lieux. Mes images étaient souvent identiques. Ce qui me frappait c’était cette absence si forte. Le vide comme source de départ.

 

Le répertoire iconographique évolue mais les préoccupations restent les mêmes. De l’image, je retiens la quotidienneté. J’aime l’ordinaire, le banal a quelque chose de dramatique. Chaque chose que l’on vit, meurt instantanément. Le présent n’est déjà plus, il s’aspire tout simplement. La mémoire, l’absence se rallient au moment de mon action. J’aime travailler intensément, la peinture me fait sortir de moi. Je ne réfléchis plus, j’agis.

J’ai beau chercher mais je reviens là systématiquement : il s’agit de temps, de répétition, de vide."

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Galerie du lézard , 112 avenue des Paulownias 13600  La Ciotat FRANCE 

© 2012 Corinne Théret